The End.

# Posté le mercredi 01 avril 2009 16:24

Modifié le vendredi 03 avril 2009 03:26

Berlioz.

Berlioz.
On rempli le vide de nos vies d'air aux mashmallows, d'ennuis futiles. Enfants gâtés, pourri, ultra. Corps calcinés, âmes ébréchés, égos surdimensionnés. Balancés, le swing de nos nuits, la nonchalance de nos sourires et nos spleens d'un monde qui use jusqu'à en sucer la moelle, regarde pervers, pornographique. Paris, sa périphérie. Quelques hôtels, musées, salle de concerts à travers le monde. Et la prétention de connaître la vie. Enfant né du bon coté du globe.
C'est peut-être ça qui fait beaucoup de bien. Pouvoir se plaindre des petites choses pas graves qui font partie d'une vie, être un peu contrarié sans que ça soye désespoir. (Virginie Despentes) Leurs yeux lassés des horreurs que nous ne pouvons imaginer, le regard d'un homme de soixante-dix-huit ans sur un corps d'un enfant de dix.


Jeunesse éternelle. Éternel recommencement

Poignets écorchés, fines gouttes qui s'alourdissent et s'imprègnent de l'essence malsaine qui règne dans cette pièce. Couleur pourpre, languissante, alléchante. Douleur controlée, illusion, doucereuse souffrance. Et je vois mon reflet dans le scintillement de la lame. Honte, remords, plaisir. Je me souviens de leur rire, de leur sourire, de la haine, de la peur. Tout est prétexte à voir le sang s'échapper, fuguer de ce corps où il était prisonnier. Petite plaie faussement innocente. Les marques restent, le temps défilent dessus, les rides volontaires, marqués à vie. Comme au fer rouge. Ce sera le tatouage en souvenir d'une époque.

# Posté le dimanche 01 mars 2009 13:10

Modifié le mercredi 04 mars 2009 14:40

D'Elle et de Lui, elle se demandait de qui provenait la plus grande souffrance.

D'Elle et de Lui, elle se demandait de qui provenait la plus grande souffrance.
Dis moi ce que tu veux que je te dise. Laisse moi t'aimer comme Jane aimait Serge. Laisse moi panser tes blessures, aime-moi un peu. Juste un peu.

Je t'abandonne mon âme, donne moi tes mains que je te soigne, que je te les embrasse, que je puisse t'aimer. Accepte mon c½ur, mon corps. Mes mains sur ton torse, tes grands yeux bleus tristes qui descendent, fleur bleue, rose coloriée et fanée. Tu es l'Unique, le dernier.

Plongeon pré-mortel. Elle nageait à en toucher le fond, à s'en prendre pour une sirène. Oubliant son statut d'humain, munie uniquement de poumons. Elle touchait le fond, sourire, les yeux brillants d'une joie inconnue. Piscine métaphore d'une réalité. Elle se plaisait à voir ses poumons s'ensevelir d'eau. Elle remontait à la surface, mais jamais sa tête ne sortait de l'eau. Mirage illusionnel, elle était apparue et elle l'avait sortie. Trainée de force, une main à elle et un bras invisible, elle l'avait sortie.

Ne regarde pas ce que je suis devenue, c'est affreux. La variole de l'intérieur, la peste du c½ur, la syphilis de l'âme. Je suis un monstre crée par le Docteur Frankenstein.

# Posté le dimanche 15 février 2009 18:39

Modifié le mercredi 18 février 2009 15:08

Course effréné d'un bonheur toujours stoppé. Les nouvelles tombent au moment les plus impromptus. On refuse d'y croire, la bière d'un vendredi nous le rappelle, les malaises des proches nous le rémémorrent sans cesse. Je suis tombée dans une école de suicidés, de cancers généralisés, de trous dans le crane.Des larmes pour ses corps que l'on approchaient sans connaitre. Caprice d'un amour perdu, caprice incompréhensible d'un Dieu qui ne peut exister.

Je m'en fiche que personne n'y comprenne rien. Qu'importe mon charabias, il est là. Il existe pour moi, et je n'écris pas pour la gloire. Je n'écris pas; je gribouille. Je noirci des pages, échappatoire qui m'empêche de toucher trop souvent aux lames.

Le sourire de l'ange, je l'ai dans mon coeur, mon Amour.

Et j'ose encore me dire que c'est possible. Ce bonheur. Malgré les souvenirs hantant mes cauchemars et tâchant mes rêves de flaques de sang. Il est là, je le sais, je le sens, je le vois, je peux presque le toucher. Plus que jamais, je veux y croire.
Retour en enfance, sourire innocents, baisse toi, que je te prenne, que je te baise. Et l'on accepte, inconsciente de notre soumission.
J'aurais voulu te prendre par derrière, que de violence dans ces mots, pour que tu vois la misère d'être à ma place. J'ai tout accepté avec toi, tu n'es qu'un salaud. Je te ferais bouffer tes organes pour ce que tu m'as dis. Tu étais malsain, tu me ramenais à la réalité plus que personne.
Sale chienne que j'étais, à tes pieds plus que personne. J'aimais ta souffrance, ton esprit de connard. Ton âme de blessé tendre, parfois.J'aimais le peu de gentillesse qu'il me donnait. J'aimais ce sentiment de crainte quand j'arrivais chez toi.
Et j'ai failli y perdre plus que mon égo, mon amour propre, ma dignité. Tourbillon sans fin, sans possibilité immédiate d'en sortir. Nous nous fermions du monde. Ghetto amoureux, dangereux taudis dans lequel nous jouions, jouissions. Et je suis partie, avant que tu ne me bouffes. Je ne regrette rien, je me dis que c'est une parenthèse que l'on referme, enfin. Phrase cliché. Nous l'étions tout autant. Moi l'enfant dans les bras d'un monstre à tête d'ange.
J'ai aimé, avec lui. Je n'aimerais plus. Avec lui tout du moins. Ton visage mirage ne cessera d'exister, petit con. Mes bras lacérés sont le reflet du mal que tu m'as fait. Ces cicatrices sur les poignets sont ce que tu as fait pour moi, oublié la mort dans tes bras, enfermée dans la salle de bain. Tellement défoncé que tu brisais tout, jusqu'à mes cotes, jusqu'à m'en couper le souffle. Oh mon amour, je t'en veux de m'avoir sauvé de mes noyades. Je t'en veux d'avoir refusé de me voir crevé quand tu m'avais achevé.

Je suis perdue. Trou noir dans ma mémoire, trou béant dans mon âme. Je réfléchis, je songe, une nuit d'été, et je m'interroge. J'agis, je bois. Je fume. J'assume mes faits et mes gestes. J'assume tout ce que j'ai toujours fait. Et dans un sens, je n'ai pas envie de quitter cette lueur lugubre.

Délire hallucinés, mes yeux se fendent de papillons et le plafond se métamorphose en nuages dansant. J'enrage à la vue d'une mobylette, étais-ce toi ou un autre ? Tu m'aurais foutu en l'air. Et je tourbillonne dans un mélange de rouge et d'ocre. Mélange étrange, corps perchés au dessus du vide, prends ma main, envolons nous sur des nuages de barbe à papa, dans les recoins du monde. Le LSD, les anxios que je te sniffe, les bédos dans des quantités inconcevables sont les nouvelle fenêtre sur le monde d'Alberti. Et Paris sent le rhum, la vodka, la manzana, le soho, le campagne, le scotch, le whisky, le vin, le vin d'épicerie, le mousseux, le pastis, l'ouzzo, le shoushen, le calvados, la bière, la tequila, le cidre, le limoncello, la liqueur de myrthe, la vodka et le rhum, toujours.Que le spectacle continue.

# Posté le lundi 09 février 2009 08:38

Modifié le mardi 10 février 2009 16:16

Tu étais un salaud, tu étais le pire des hypocrites, tu criais ton amour à toutes ses belles et tu me revenais toujours. Sans un mot, tu me tombais dans les bras, ses bras qui avaient saignés ta perte éphémère. Mais j'aimais cette brutalité des sentiments. Ton coté sentimental qui n'a jamais réussi à s'exprimer autrement que par la bestialité de tes paroles et la violence de tes gestes. De toi, j'aimais cette force de jamais nous faire exister. De nous, je n'aimais rien. J'aurais voulu nous brûler, nous n'allions pas ensemble et nous détruisions tout, nous les premiers. Dans tes bras, je n'étais plus rien, simplement ton objet, cette causette des sentiments. Et cette chaleur me donnait la force de croire en quelque chose.

Tu étais un salaud, tu étais le pire des hypocrites, tu criais ton amour à toutes ses belles et tu me revenais toujours. Sans un mot, tu me tombais dans les bras, ses bras qui avaient saignés ta perte éphémère. Mais j'aimais cette brutalité des sentiments. Ton coté sentimental qui n'a jamais réussi à s'exprimer autrement que par la bestialité de tes paroles et la violence de tes gestes. De toi, j'aimais cette force de jamais nous faire exister. De nous, je n'aimais rien. J'aurais voulu nous brûler, nous n'allions pas ensemble et nous détruisions tout, nous les premiers. Dans tes bras, je n'étais plus rien, simplement ton objet, cette causette des sentiments. Et cette chaleur me donnait la force de croire en quelque chose.
En équilibre au dessus d'une ravin, à cloche-pied, effrayer le peuple, la norme, et se sentir vivre. Plénitude de sentir ses tripes, et sa tête s'échapper, qui tangue et qui s'envole avec les mouettes.
Effrayant vertige de sentir la mort jouer dans nos jambes, délicieuse victoire de s'en sentir triompher. Ça vous prends et pénètre votre poitrine et triomphe des autres mélodies. De tout; jusqu'à vous en faire pleurer, jusqu'à votre soumission, genou à terre.
Un coup de foudre instantanée avec la vie, les lendemains en sont mornes, comme les jours sans héro, comme les nuits sans éther.


# Posté le dimanche 01 février 2009 12:15